Dès le III° millénaire av. J-C.des peuples sémitiques s'implantent sur l'étroite bande cotière méditeranéenne et le long des vallées fluviales entre Akko au sud et Tartus au nord. Ces peuples se tournent naturellement vers la navigation et la pêche. La culture de ces navigateurs, qui s'allieront à des Amorites immigrés de l'arrière pays, sera influencée par la Crète, Chypre et l'Egypte. Au II° millénaire av. J-C. , leurs descandants seront appelés Cananéens, un nom que l'on connaît bien dans la Bible.

Dès 1880 av. J-C. une nouvelle écriture se développe mais le cunéiforme et les hiéroglyphes continuent d'être utilisés. Vers 1500 av. J-C. , les villes côtières du Liban sont sous la domination de l'Egypte pharaonique. Le pouvoir égyptien se heurte aux Hittites, puis les peuples de la mer dévastent la région côtière (1200 av. J-C.). A cette occasion les villes de la cote s'érigeront en villes-Etats indépendants. Ainsi en 1000 av. J-C., Tyr devient une ville dirigeante. Au I° millénaire av. J-C. la pourpre (en grec phoinis ), principal produit d'exportation, donne le nom à ce peuple "les Phéniciens". Cette matière colorante, extraite d'un coquillage, qui permet de teindre les tissus, est exportée dans toute la méditérranée.

A partir de 64 av. J-C., les villes phéniciennes sont rattachées à l'Empire romain qui leur accorde une certaine indépendance. Au début de notre ère, le christianisme remplace l'ancienne religion et ses dieux Baal, Ashstart, Adonis. L ' Ancien Testament site souvent les monts du Liban et de l'Hermon. Les Cèdres majestueux, les montagnes aux neiges éternelles, les parfums exotiques, les vergers luxuriants, les cascades d'eau vive sont chantés dans les Psaumes et par le Cantique des Cantiques. C'est la « terre de lait et du miel » qui, hélas, a toujours suscité de nombreuses convoitises guerrières.
Le Liban est très top évangélisé, par le Christ lui même. Il existe au Liban, près de Tyr, un village nommé Cana de Galilée. Une tradition , remontant à Eusèbe de Césarée, premier historien de l'Église, et à Saint Jérôme, y situe le premier signe de Jésus : la transformation de l’eau en vin, aux noces de Cana.

Les premières communautés chrétiennes s'y formèrent dès l'époque apostolique, et furent visitées par Saint Paul notamment à Tyr et Sidon.
La Phénicie est ratachée à l'Empire byzantin en 395.Les troupes musulmanes s'empareront, vers 636, de cette contrée qui ne connaîtra plus ensuite que rarement la paix...
De nos jours les chrétiens libanais sont majoritairement maronites (du moine saint Maron, qui vécut au Ve siècle) et représente environ le tiers de la population (3,5 millions d'h.) Bien qu'ayant adopté dès 1736 le catéchisme catholique, ils conservent leur propre liturgie syrienne qui prêche l'Evangile en arabe.

cliquez sur Baalbek ou Anjar Baalbek, le site emblématique du Liban Anjar, le site omeyyade

Visite des sites du Liban : tous les liens sont soulignés. La légende des photos et vignettes s'obtient avec le pointeur de la souris.

Les photos sont regroupées en albums accessibles à partir des liens, (texte ou photo) ,de chaque page de présentation.

Les vignettes s'agrandissent en cliquant dessus. Bonne visite !

 

Retour à l'accueil

 

 

 

 

 

Visites de ce mois: