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A 70 km au sud d'Alep, sur la route en direction de Hama, subsiste un magnifique caravansérail, khan en persan, du XVI° s. qui abrite aujourd'hui un musée où sont exposées des mosaïques à tesselles du V° et VI° s. en provenance des sites archéologiques de la région.

Mosaïque à tesselles:
L'invention qui devait révolutionner l'art de la mosaïque et lui donner les caractères qu'elle a gardés pendant plus d'un millénaire est l'utilisation de tesselles taillées avec soin et jointes étroitement les unes aux autres de manière à réduire au minimum les interstices. Dès lors devint possible l'imitation des plans de couleurs unies ou dégradées de la peinture à l'aide de cubes de pierre, de marbre, de terre cuite et de pâtes de verre opaques ou translucides. Par la suite, la technique se diversifie: l'opus tessellatum à cubes de 1 à 2 centimètres carrés sera utilisé pour la mosaïque courante, l'opus vermiculatum , à cubes de dimensions parfois minuscules (1 mm2), représentera les scènes figurées. Les tableaux particulièrement soignés sont exécutés à l'atelier sur des supports mobiles en terre cuite ou en pierre pour être insérés dans le pavement; on les désigne du terme grec emblema .
Les plus anciennes mosaïques à tesselles, du milieu du IIIe siècle, encore sous l'emprise du style des mosaïques de galets peints, ont été découvertes à Morgantina en Sicile. Un siècle plus tard apparaissent en Asie Mineure les premiers pavements qui imitent à s'y méprendre la peinture. La dimension des tesselles étaient, à l'origine, proche de celles des galets, puis diminuera jusqu'à moins de 1 centimètre carré.
Le nombre élevé de mosaïques à tesselles dégagées dans des maisons privées, antérieures à 88 avant J.-C., prouve la large utilisation de ce genre de décor dans le monde hellénistique à la fin du IIe et au début du Ier siècle avant J.-C.

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