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La formidable foi qui motive les premières croisades (XI°s.) s'accompagne aussi de la création de trois ordres religieux qui caractérisent ces expéditions : Teutons, Templiers et Hospitaliers. ( fondés en Palestine entre 1113 et 1128). Ces organisations montrent la nature spirituelle des premières expéditions. Les ordres se donnent tous une vocation de soutien charitable et médical des pèlerins et des croisés se rendant en Terre Sainte. Une vocation aussi associée à une volonté guerrière, qu'elle soit née avec l'ordre ou qu'elle s'y ajoute plus tard, ce qui fait de ses membres des moines soldats. Ceux-ci font vœu de chasteté, pauvreté et obéissance mais y est associé l'usage des armes, pour garantir la sécurité des occidentaux se rendant à Jérusalem.
Le rôle de ces ordres a été fondamental dans le déroulement des croisades. Non seulement ils assuraient une force constante qui garantissait une relative sécurité (plus ou moins selon les époques) mais l'abondante richesse de certains d'entre eux permettra de financer une partie des fonds nécessaire à leur bon déroulement.
C'est ainsi que les Hospitaliers construisent des forteresses près du littoral, en plein désert, ou reprennent des places fortes musulmanes comme le Krak des chevaliers.
Vers 1110, le croisé Tancrède d’Antioche conquiert la citadelle construite par l’émir de Homs. Les chevaliers de Saint-Jean, issus de la confrérie des hospitaliers de St-Jean de Jérusalem, l’acquièrent en 1144. Ils construiront entre 1157 et 1202, l’imposante forteresse que l’on visite de nos jours.
Le château comprend un vaste espace pour stocker la nourriture en cas de siège. Derrière, directement contre le mur extérieur, se trouvent d'immenses écuries à chevaux. A son apogée, la garnison du chateau comptera 2000 hommes. Attaqué sans succès à onze reprises par les armées musulmanes, dont celles de Saladin, il tombera en 1271 aux mains des mamelouks du sultan Baybars.
La seconde croisade n'a pas permis de faire taire la menace musulmane et cet échec pousse de nouveau la papauté à lancer un nouvel appel, le troisième, qui engendre une coalition européenne regroupant trois puissants monarques : Philippe-Auguste, roi de France, Frédéric Ier Barberousse, Empereur du saint-Empire Romain Germanique et Richard cœur de Lion, roi d'Angleterre. Les résultats seront mitigés. Frédéric Barberousse meurt en Anatolie, provoquant le retour de son armée, les rois de France et d'Angleterre parviennent à reprendre à Saladin une partie des villes contrôlées en 1191. Mais avec le temps, la puissance de la troisième croisade s'affaiblit de nouveau par le départ de Philippe-Auguste, laissant Richard seul pour achever la conquête. Cette croisade s'achèvera par une trêve de trois ans signée avec Saladin, prévoyant la liberté d'accès à Jérusalem pour les pèlerins. Cependant la ville Sainte n'est pas prise, mais un nouveau royaume latin est reconstitué, moins puissant et moins étendu, qui assurera toutefois une présence chrétienne en terres d'Islam.(voir carte ci-dessous).

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