Le pèlerin qui se rend de nos jours à Jérusalem ne voit du temple de Salomon que l'esplanade occupée par les mosquées, les anciens palais des francs et le mur édifié lors de l'embellissement du temple par Hérode, le "mur occidental", dit "mur des lamentations".

Les temples de Palmyre et de Baalbek (Liban) offrent de façon spéctaculaire l'évocation, grandeur nature, de l'ancien temple de Jérusalem dont Jésus lui-même admirait la splendeur.

Strabon (géographe grec du temps du Christ) donnait pour limites à la Syrie l'Amaros et le Taurus au nord, L'Euphrate à l'est, l'Arabie heureuse et l'Egypte au sud, la mer Méditerranée à l'ouest. La Syrie a donc représenté, selon les époques, des réalités bien différentes. Sur la terre syrienne, se mêlèrent, s'affrontèrent les cultures et les hommes. Lieu de naissance des grands monothéismes antiques, judaïsme et christianisme, la Syrie est restée toutefois jusqu'au IV° s. environ, la terre de multiples dieux, de nombreux cultes, même si le même dieu se cache souvent sous plusieurs appelations. Dieux phéniciens, araméens, arabes, grecs, romains cohabitent et se mêlent, sans qu'il soit toujours possible de les identifier correctement. Mais la Syrie constitue le berceau du christianisme primitif, et les chrétiens furent un élément important de la société syrienne à partir du second siècle. Si de multiples textes témoignent des progrès de la christianisation dès le début de notre ère en Syrie, les témoignages archéologiques ne remontent guère qu'à l'aube du IV° siècle. En effet, au début, il est impossible de distinguer, au vu de la seule extériorisation matérielle, les chrétiens des non-chrétiens, alors que les juifs laissent davantage de traces identifiables. C'est à Jérusalem que se crée la première communauté chrétienne. C'est à Antioche (de nos jours en Turquie) que le nom de "chrétiens" est donné pour la première fois aux disciples de Jésus. Ce sont les villes de Syrie qui abritent les premières communautés hors de Jérusalem: Césarée, Antioche, Damas...

J'usqu'à la révolte juive de 70, le christianisme végète à Jérusalem. A la suite du soulèvement des zélotes, les Romains exercent une effroyable répression et rasent le Temple de Jérusalem. Sans le Temple, les sadducéens s'effaceront; sans leurs chefs les zélotes vont se dissoudre; sans leur monastère dans le désert de Qumran, les esséniens s'éteindront. Seules vont survivrent les doctrines pharisienne et chrétienne, désormais séparées. Seuls les pharisiens et les chrétiens ont su détacher leur foi de la possession d'une terre. Les pharisiens, emmenés par le vieux rabbin Johanan ben Zakkaï, vont trouver refuge à Jamnia, à 40 km à l'ouest de Jérusalem. Ils donneront naissance au judaïsme rabbinique actuel. Les chrétiens vont se tourner vers le monde grec, comme Paul l'avait prédit: "il n'y a ni Juif ni Grec" (Galates III,28), avant que l'enseignement des Evangiles ne se propage sur tous les continents...

cliquez pour visiter la Syrie

Cliquez sur l'image pour visiter la Syrie

Retour à l'accueil

 

 

 

 

 

Visites de ce mois:

syrie